Anzère sous les aurores boréales
La nuit du 19 janvier 2026 restera longtemps gravée dans ma mémoire.
Depuis les hauteurs du Valais, le domaine skiable d’Anzère s’étendait sous un ciel d’apparence calme… jusqu’à ce qu’il commence à se teinter de rouge. Lentement, presque timidement au début, puis de façon de plus en plus marquée, le ciel s’est embrasé de lueurs boréales, visibles jusque depuis les Alpes suisses.
Arrivé un peu tard pour observer les aurores vertes plus classiques, j’ai néanmoins eu la chance d’assister à un phénomène plus discret mais tout aussi fascinant : des aurores rouges, perceptibles non seulement sur les images longues poses, mais aussi à l’œil nu. Voir ce ciel rougeoyant au-dessus des montagnes enneigées d’Anzère fut un moment à la fois inattendu et profondément marquant.
Pourquoi des aurores… rouges ?
Les aurores boréales sont provoquées par l’interaction entre le vent solaire — un flux de particules émises par le Soleil — et le champ magnétique terrestre.
Lorsque ces particules pénètrent dans l’atmosphère, elles excitent les atomes présents, principalement l’oxygène et l’azote, qui émettent alors de la lumière.
Les aurores rouges sont plus rares sous nos latitudes. Elles apparaissent à très haute altitude, souvent au-delà de 200 km, lorsque l’oxygène est excité dans des conditions particulières.
Contrairement aux aurores vertes, plus basses et plus dynamiques, les aurores rouges sont souvent diffuses, étendues et silencieuses, donnant l’impression que le ciel entier change de couleur.
Leur visibilité depuis la Suisse témoigne d’une activité solaire intense, capable d’étendre l’ovale auroral bien plus au sud que d’ordinaire.
Un paysage alpin sous un ciel venu du Nord
Observer des aurores boréales au-dessus d’un domaine skiable valaisan reste un événement exceptionnel.
Les reliefs enneigés, les lumières des pistes et le contraste avec ce ciel rouge profond créent une scène presque irréelle, où les Alpes semblent momentanément reliées aux régions polaires.
Cette image est le fruit d’un instant rare, où les conditions astronomiques, atmosphériques et humaines se sont alignées. Elle rappelle que même sous nos latitudes, le ciel peut encore surprendre — à condition d’être au bon endroit, au bon moment, et de lever les yeux.


