Une boule blanche à la place du jardin

En 2017, un dôme de trois mètres a pris place dans le jardin de mes parents. Premier volet d’une série sur mon observatoire et ce qu’il a changé dans ma pratique.

| AstroVinch
Intérieur du dôme blanc avec un grand télescope noir sur sa monture, un ordinateur au premier plan et l’ouverture vers le ciel nocturne.

En 2017, une grosse boule blanche a pris place chez mes parents, à l’endroit où se trouvait le jardin de ma maman. Trois mètres de diamètre, un télescope à l’intérieur et, surtout, la possibilité de laisser enfin mon matériel installé : mon observatoire personnel était né.

Pour ouvrir cette série consacrée à mon observatoire, j’avais envie de commencer par lui : le dôme. Avant de parler des instruments et de tout ce qui se trouve à l’intérieur, voici pourquoi j’ai voulu lui faire une place dans le jardin.

Quand le télescope dormait dans ma chambre

À l’époque, mon télescope était rangé dans ma chambre. Chaque soir d’observation, il fallait le sortir, l’installer et faire la mise en station, c’est-à-dire l’alignement nécessaire au suivi des étoiles. Après les prises de vue de la nuit, je rangeais tout à nouveau.

Cette installation complète à chaque sortie limitait les projets que je pouvais entreprendre. Pour continuer une image sur plusieurs nuits, il fallait notamment retrouver le même cadrage. Les grandes mosaïques, composées de plusieurs champs photographiés séparément puis assemblés, demandaient encore davantage de régularité.

J’avais envie de me lancer dans des projets plus complexes. Pouvoir conserver mon installation d’une nuit à l’autre devenait une vraie étape pour aller plus loin.

Un chantier dans le jardin

J’ai d’abord fait réaliser un socle en béton. Puis j’ai assemblé le dôme moi-même, avec l’aide des voisins. C’est ainsi qu’en 2017, cette grande structure blanche a remplacé une partie du jardin pour devenir un lieu consacré à l’astronomie.

Le changement allait bien au-delà du rangement du télescope. Avec une installation permanente, je pouvais reprendre un projet au fil des nuits sans repartir chaque fois d’un montage complet. Cela m’a permis de travailler sur des images plus ambitieuses et d’améliorer progressivement leur qualité.

Une ouverture qui suit le télescope

Le dôme mesure trois mètres de diamètre. Pour photographier le ciel, il s’ouvre par une large partie appelée le cimier, d’un peu plus d’un mètre de large. C’est à travers cette ouverture que le télescope regarde dehors.

Le dôme pivote pour placer le cimier dans la direction où pointe l’instrument. Lorsque le télescope change de direction, le dôme se déplace à son tour pour lui garder une vue dégagée sur le ciel.

Vue en noir et blanc de l’intérieur du dôme, avec le télescope dirigé vers la large ouverture sur le ciel.
Le cimier ouvert laisse au télescope une vue sur le ciel. Le dôme pivote pour garder cette ouverture dans la direction du pointage.

Cette boule blanche a marqué un tournant dans ma manière de pratiquer l’astrophotographie. Elle m’a donné la possibilité de penser une image sur plusieurs nuits et de prendre le temps de construire des projets plus complexes.

Dans les prochains volets, je vous présenterai les autres éléments de cet observatoire et leur rôle dans la réalisation de mes images. Pour cette première visite, je voulais commencer par ce qui a rendu toute cette installation possible : un dôme dans le jardin de mes parents.